Immobilier : Acheter dans une grande ville coûte-il toujours plus cher ?

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Alors que le prix de l’immobilier ancien s’entête à augmenter (+ 5,8 % sur 1 an), dans la moitié des villes de plus de 100 000 habitants, le rythme de la hausse accélère ! Quant aux marges de négociation, le rebond enregistré par la demande en mars dernier contribue à les maintenir à un bas niveau.

Les prix immobiliers ne baissent (toujours !) pas…

Contrairement à ce que l’on a pu lire ici et là, le Covid-19 n’a aucunement fait s’orienter les prix immobiliers à la baisse. C’est même tout le contraire qui est en train de se produire.

En effet, en France, le prix au m² enregistre 5,8 % de hausse sur 1 an pour atteindre 3 655 €. Le recul – si souvent annoncé – des prix des logements dans l’hexagone semble donc reposer davantage sur une croyance largement relayée par certains que sur des données tangibles.

Les prix des maisons passent la démultipliée

En manque d’espace et de verdure, les Français se ruent littéralement sur les maisons dont l’offre se raréfie à mesure que la demande progresse. Sur les trois derniers mois, les prix des maisons (3 331 €/m²) accusent ainsi 4,8 % de hausse et sur l’année, ils augmentent de 6,1 %. Outre l’intensité de la hausse du prix des maisons, c’est aussi sa précocité qui surprend

À l’origine de cette accélération, l’assouplissement des conditions d’octroi des crédits immobiliers préconisé par le HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière) et qui a permis aux ménages de donner corps à leurs projets. Du côté des appartements, la tendance est, elle aussi, haussière – quoique moins prononcée – avec des prix de vente signés (3 966 €/m²) qui augmentent de 1,7 % sur 3 mois et de 5,6 % sur l’année.

Prix, ça s’accélère !
À Limoges, les prix des logements augmentent trois fois plus vite qu’en 2020.
À Orléans, le prix de l’immobilier progresse deux fois plus rapidement qu’en 2020.

Plus de 16 % de hausse sur 1 an à Angers et à Metz


Si le prix de l’immobilier tend à marquer le pas dans la capitale, dans le reste des grandes villes françaises, c’est toujours la hausse qui prévaut. En cause, une forte demande qui fait face à une offre anémiée et fait craindre aux propriétaires de peiner à acheter un logement une fois qu’ils auront vendu le leur. Le hic, c’est qu’en ajournant leurs projets de vente, ces propriétaires contribuent à entretenir (et même à aggraver !) la pénurie qui frappe le marché de l’immobilier en France.

Dans 75 % des villes de plus de 100 000 habitants, la hausse des prix des appartements anciens reste au moins égale à 5 % sur un an (61 % des villes de plus de 50 000 habitants) : elle est même d’au moins 10 % dans 28 % des grandes villes.

l’évolution est la plus notable à Angers (3 020 €/ m² / + 16,2 % sur 1 an) et à Metz (2 558 €/ m² / + 17,2 %) où les hausses dépassent maintenant 16 % sur un an.

L’érosion des marges de négociation immobilière se poursuit

Sur un marché immobilier caractérisé par une demande qui reprend du poil de la bête et une offre ténue, beaucoup de ventes se font au prix. Rien d’étonnant, donc, à ce que les marges de négociation continuent de s’éroder. Il est ainsi à noter que dans des régions qui bénéficient d’un regain d’attractivité les négociations font profil bas et se limitent, en moyenne, à 3 % du prix de vente affiché.

Immobilier : la demande fait boum !

À la lecture des chiffres que nous avons recueillis, on constate que la demande se fait de plus en plus présente/pressante.  Le mois de mars 2021 est remarquable avec un rebond des ventes de 13.2 % et une augmentation du nombre de compromis signés de 46.8 % par rapport à un mois de mars 2020 qui avait souffert de la brutalité du 1er confinement. En termes d’activité du marché, la hausse atteint même 10 % (en glissement annuel, NdlR).

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